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Quand la souffrance refait surface. Ft Eira.

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Dans la vie je suis : Etudiant en littérature française et langues étrangères. Vendeur ambulant sur la plage pour arrondir mes fins de mois.

MessageSujet: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Sam 10 Aoû - 21:15


Andrëa + Eira
Quand la souffrance refait surface.

Je suis encore seul ce soir dans cette pièce presque vide, peu meublée aux murs blancs. Je suis toujours seul, à quoi bon espérer ? Je reprends la lecture de mon roman Les Liaisons Dangereuses pour passer le temps. En vérité, ce bouquin me passionne même si je découvre avec étonnement que l'amour peut-être tout aussi cruel et vil que la méchancetés des gens. Je souffre en même temps que cette pauvre Mme De Tourvel qui offre avec naïveté son cœur au diable. J'ai beau relire ce livre des centaines de fois, je ne comprends toujours pas ce sentiment. L'amour, qu'est-ce don en vérité ? J'aimerais tellement pouvoir saisir le sens de ce mot qui m'est encore inconnu. Après avoir dévoré quelques pages, je referme ce roman alléchant. Je décide de grignoter une barre chocolatée. J'ai promis de faire attention, de ne plus me goinfrer jusqu’à en vomir. Je lui est donner ma parole. Cela dis, je vais beaucoup mieux depuis quelques temps malgré, cette solitude persistante. Cela va t-il durer ? Je n'en sais trop rien. J'ouvre l’emballage de ma barre chocolatée avant de croquer dedans. Je dois retrouver le plaisir de manger. Chose difficile certes, mais je veux y croire. J'entends tambouriner à ma porte. J'ai même cru rêver au début car personne ne vient s'aventurer par ici. Les lèvres légèrement entourées de chocolat, j'ouvre la porte avant d'abaisser mes lunettes. Je me frotte systématiquement les yeux car je crois rêver. Eira était là, face à moi. Depuis combien de temps je ne l'avais pas vu ? C'était-elle perdue ? J'aurais voulu la prendre dans mes bras et la serrer contre moi mais le courage me manquait. Dans un souffle presque inaudible je lui adressais incertain. "Eira...." J'avais encore énormément de mal à réaliser qu'elle se trouvait devant moi.
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Sam 10 Aoû - 22:10


Quand la souffrance refait surface

Andrëa feat Eira.


 




A mon bureau depuis la fin des cours c'est à dire 18h, je travaillais sur l'anatomie humaine qui est une vraie vacherie. Je me concentre, je rédige, je lis, j'essaie d'assimiler le plus d'informations possibles. J'allais enchaîner le deuxième chapitre de la soirée quand un coup se fit entendre dans le mur voisin. Je sursautai de ma chaise mais repris vite l'encyclopédie afin de ne pas me déconcentrer. Un second coup plus violent résonna dans mon 2 pièces. Je me levai en claquant mon énorme libre sur la table. Je n'étais pas si surprise que ça au final, Sahel m'avait prévenu que sa petite amie venait lui rendre visite ce soir et le remu-ménage n'était que le début de la soirée. Le logement étudiant que je loue n'est pas un cadeau, entre les fuites d'eau incessantes et l'isolation qui laisse à désirer, j'ai l'impression de vivre dans un aquarium. J'entends tout et parfois je peux même deviner ce que mange le voisin tellement les conduits d'aérations sont mals entretenus.
Avec ma voisine de droite je n'avais pas à me plaindre, elle n'était casi jamais là, elle partait souvent rejoindre sa famille la semaine, alors que Sahel est du genre à écouter la musique à fond et à ne pas trop se soucier du confort des autres. Je n'ose rien dire, de peur de le perdre et cette fois ne fit pas exception. Comme à chaque je parti m'allonger dans ma chambre espérant trouver un sommeil soudain mais surtout trouver le calme et me reposer l'esprit.
Un cri me fit relever immédiatement. Un second cri perça le silence de ma chambre et ce fut une succession de cris feminin qui se firent entendre dans mon petit appartement.

Ces cris je ne les avais jamais entendu car je m'étais toujours arrangée pour sortir quand la petite amie de Sahel venait, ou alors je devais déjà dormir. Aujourd'hui j'étais confrontée aux ébats de l'homme que j'aimais. Un souffrance, un cruel supplice d'autant plus que ces gémissements forcés me rappelaient horriblement mon viole. Ma gorge se serra, mon coeur s'emballa, la pression monta. Je me sentais mal, je devais à tout pris quitter ma chambre, mon studio pour ne plus assister à cet ébats qui me dégoutait. Plus le volume de cette "petite copine" augmentait, plus je réalisai que Sahel était bien loin de moi, que jamais je ne pourrai lui donner ce qu'il attend.
Une larme tomba sur ma joue, puis une seconde, assez pour que je prenne un paquet de mouchoir et que le tissus soit mouillé en quelques secondes. C'était trop pou moi, des images de mon viole me venait comme de vieux cauchemar qu'on essaie d'oublier, mais ces souvenirs étaient encore là malgré la thérapie qui a tout de même durée deux ans. Prise de panique, je pris la porte, la claqua derrière moi, assez fort pour faire comprendre à mon ami que c'en était trop !
Sahel était pourtant dans la confidence de mon viole... Le plaisir de la chaire est plus fort.

Je couru dans les couloirs sans trop savoir aller. J'arriva au bout du bâtiment. Je m'assis exténuée par ma course effrénée. Je réalisai, trop tard, que j'avais laissé mes clef dans mon logement étudiant. Une belle bourde comme celle-ci allait coûter un bras à mes parents mais je n'avais rien su faire d'autre que de m'enfuir de cette cage sonore. J'avais également oublié mon portable et je ne pouvais pas contacter ma soeur ou même Tiam.
La tête entre les genous, je pleurai encore quelque larme avant de coller mes cheveux au mur gris du couloir. En face de moi, le n°10. Ce numéro, je le connaissais, c'était le logement d'Andrëa.
Je me levai d'un bond et portai ma main contre sa porte. Au moment de frapper, je me stoppai net.

Etait-ce une bonne idée ? Cela faisait une éternité que je n'avais pas revu Andrëa et le revoir dans de tel condition était-ce vraiment raisonnable ? Andrëa avait toujours été là pour moi, jusqu'à ce que Sahel fasse irruption dans ma vie. Lui et moi nous avons traverser le meilleur comme le pire. Des moqueries à des crises de rires, nous avions tout affronter ensemble.
J'essuyai vainement mon maquillage qui coulait le long de mes joues et je frappai à la porte de mon ancien camarade.

Le bouclé ouvrit la porte, la bouche couverte de chocolat, l'air effaré de me voir ici, devant lui à cette heure là. Je l'étais aussi et c'est sans réfléchir que je me jetai à ses bras. Andrëa dépassé par les évènements tout autant que moi, n'arriva pas à fermer ses bras sur moi.
Je m'écartai un peu gênée de mon étreinte soudaine.
"Andrëa" lui répondis-je entre deux sanglots sans laisser tomber la moindre larme. Je faisais bonne figure devant ce jeune homme mais intérieurement, j'étais en souffrance.
"Je peux entrer ? Enfin... Désolée de te déranger si tardivement Andrëa, je ... je..."
Ma mâchoire se serra et il m'était impossible de prononcer le moindre autre mot.




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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Dim 11 Aoû - 9:22


Andrëa + Eira
Quand la souffrance refait surface.

"Andrëa." Sa voix n'était qu'un murmure mais je pouvais sentir tout son désespoir. Pris au dépourvu, elle se jeta dans mes bras. Encore sous le choc de sa visite surprise, j'avais énormément de mal à réagir. Pourtant, j'aurais tellement voulu la serrer dans mes bras pour effacer ce désespoir naissant sur son visage. "Je peux entrer ? Enfin... Désolée de te déranger si tardivement Andrëa, je ... je..." Désireux de faire disparaître toute cette peine, je la tire avec une infime délicatesse vers moi tout en fermant la porte. Mon geste était un peu trop précipité sans doute mais dans pareils circonstances je ne savais que faire. Je ne voulais pas la brusquer mais ma curiosité était poussée à vif. Je savais qu'elle allait mal, très mal car je la connaissais par cœur. Elle était mon amie, ma seule amie. Même si en l’occurrence ces derniers temps j'avais l'impression d'avoir disparu de son champs de vision. J'avais besoin aussi de réconfort car moi même je n'étais pas très sûr d'aller bien. Finalement, son absence m'avait trop bouleversé. Mes bras s'enroulèrent autour d'elle avec une extrêmement douceur car je savais pertinemment qu'il était toujours difficile pour elle, d'être aussi proche d'un homme. Mon menton reposa discrètement sur son épaule. "Tu m'avais manqué. Je suis désolé." Mais désolé de quoi au juste ? De ne pas avoir fais l'effort nécessaire en prenant de ses nouvelles ? D'être toujours aussi renfermé ? Pourquoi, j'avais toujours autant de mal à faire confiance aux gens mais aussi à moi même ? Pourtant, elle je lui donnais toute mon estime, toute ma foi. Je me décollais d'elle car je devais avouer que j'étais moi même apeurée d'être aussi proche d'une femme malgré que ce ne soit que Eira. Je ne laissais pas n'importe qui m'approcher, encore moins me toucher. Certaines personnes me répugnaient, d'autres avaient mon accord. "Tu as mauvaise mine. Que se passe t-il Eira ? Quelqu'un t'a fais du mal ? T'a blessé ?" A cette simple pensée, tous mes muscles se contractèrent.
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Dim 11 Aoû - 10:34


Quand la souffrance refait surface

Andrëa feat Eira.


 




Fatiguée d'avoir couru, de me combattre sans cesse contre mon passé, je laissai échapper un souffle de désespoir. Andrëa pris ma main et m'attira à l'intérieur de son appartement. Toute la douceur d'Andrëa ne m'étonna pas, il avait toujours été un garçon pourvu d'une délicatesse mais surtout d'une fragilité qui sans doute lui permettait de capter la moindre émotion.
Mon ami me pris dans ses bras qui m'entourèrent avec une douceur infime. Ce rapprochement aurait pu me faire fuir, rendre ma soirée pire que ce qu'elle n'était déjà au moment donné, mais cette étreinte me rempli de joie. Mon ami ne m'en voulait pas, et bien que je savais qu'Andrëa n'était pas rancunier, j'avais peur que la distance nous aie trop éloignés l'un de l'autre, que cette distance qui s'était établie peu à peu depuis l'arrivée de Sahel nous aie fait oublier nos moments de complicités passés. Je savais que je pouvais compter sur Andrëa et c'était surement cette confiance en ce drôle d'homme qui m'avait amené devant sa porte ce soir.
Sentir que quelqu'un était là pour moi ce soir me comblait et je ne pu m'empêcher de laisser échapper une larme salée couler le long de ma joue.
Collé l'un à l'autre, je pouvais sentir son battement de coeur qui s'accélérait peu à peu que l'étreinte persistait. "Tu m'avais manqué. Je suis désolé." Andrëa était désolé. Désolé de quoi ? Je dessinai un sourire sur mon visage pourtant bien triste. Il avait toujours cette fâcheuse manie de s'excuser tout le temps, de prendre pour lui ce dont il n'était pas l'auteur. Toute cette sincérité a fait d'Andrëa mon meilleur ami que je venais clairement de retrouver après cette phrase.
"Tu n'as pas à t'excuser Andrëa" lui dis-je tout en me le serrant d'avantage contre moi. Cette proximité physique me rassurait, dans ses bras je pensais que rien ne pouvait m'arriver, que le monde n'existait plus, qu'il n'y avait que nous deux. Combien de fois nous avions dû nous serrer les coudes ainsi lors de nos années d'études? Serré à lui, les mots ne m'atteignaient plus, les regards ne me fixaient plus.
Andrëa avait ce je ne sais quoi qui me mettait en confiance, encore plus que Sahel.

"Tu as mauvaise mine. Que se passe t-il Eira ? Quelqu'un t'a fais du mal ? T'a blessé ?" Je me décollais de son torse lentement, le visage bas, le regard fuyant. Nous allions aborder la cause de ma venue ici et rien que d'y penser les larmes montaient, mon souffle se fit plus rare et mon visage se décomposa.
Je parti m'assoir sur la chaise de sa modeste cuisine, et lâcha entre deux respirations forcées "C'est Sahel."
Ce fut le mot de trop, je fondis en larme que je tentai de cacher dans mes mains qui couvraient mon visage.

Pourquoi racontais-je tout ça à Andrëa, pouvait-il vraiment faire quelque chose ? J'étais loin de m'imaginer que mon ami avait lui aussi de lourds secrets.

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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Dim 11 Aoû - 18:06


Andrëa + Eira
Quand la souffrance refait surface.

Je sentais son corps trembler contre le mien. Je respirais sa détresse comme-ci c'était la mienne. Je détestais la voir autant souffrir. Qui avait pu oser troubler le cœur de mon amie ? Elle qui était si douce, si enjouée mais si fragile à la fois. Avec difficulté Eira s'assit sur le rebord d'une chaise en bois usée qui trainait dans ma cuisine. Je lui laissais le temps de souffler un peu avant de se dévoiler. Elle n'était pas obligée de m'avouer ce qu'elle avait sur le cœur, tout ce que je désirais en cet instant c'est que son cœur ne soit plus meurtris par la souffrance."C'est Sahel." Elle fondit en larme et je ne pu que m'adosser contre le mur de la cuisine pour fermer les yeux et oublier ce spectacle. Je n'aimais pas voir la souffrance des autres. Je supportais déjà mal la mienne. Je respirais difficilement essayant de contenir ce mal-être qui m'avait envahis aussitôt. Sahel. Encore lui. Mais que fallait-il faire pour qu'il cesse de briser le cœur de Eira ? L'amour était une chose vraiment abject. Je repensais à mon roman de tout à l'heure en essayant de chasser l'image noire que je me faisais de lui. Pourquoi le haïr ? Je ne le connaissais même pas. D'ailleurs il n'y avait aucune once de méchanceté en moi. Je n'avais pas assez de courage ni de force pour détester quelqu'un. J'étais faible. Courageux, je m'avançais vers elle en m’accroupissant pour être à la hauteur de son visage. Une de mes mains vint caresser sa joue avant de lui souffler avec compassion. "Pleure mon ange, pleure, sort toute ta peine de ce corps." Mes lèvres glissèrent sur son front pour calmer ses spasmes incessants, un demi-sourire aux lèvres j'ajoutais aussitôt. "Qu'a t-il fait pour rendre mon ange aussi malheureuse ?" Je me relevais pour prendre un mouchoir et lui essuyer les yeux. "Tu voudrais que je te prépare quelque chose à manger, on n'arrive mieux à se confier le ventre plein." Ironie du sort, ce n'était pas mon cas.
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Dim 11 Aoû - 19:22



Quand la souffrance refait surface



Les mots touchants d'Andrëa m'allaient droit au coeur mais ne suffisaient pas à calmer mes larmes qui ne cessaient de couler. Les mouchoirs de mon ami ne faisaient que camoufler mon chagrin. J'étais détruite par ce que j'avais entendu et plus j'y pensais plus je trouvais que le comportement de Sahel témoignait d'un manque de respect.

Les attentions d'Andrëa pourtant me calmaient et le baiser qu'il porta à mon front me suffit à retrouver une petite once de joie. Je reconnaissais bien là mon tendre ami qui avait toujours été là pour moi, qui aurait tout donné pour me protéger. Andrëa était un ami formidable et pourtant peu de gens voyait en lui toutes les qualités que je lui trouvais.
Mes esprits me revinrent peu à peu, mais les larmes traçaient leur chemin sur mes joues rosées par l'énervement. Avec le tissus, j'essuyai en vain les perles de sel. "Il n'a rien fait, du moins, rien directement." expliquai-je entre deux reniflements.

Me voilà en train de prendre sa défense. C'était moi la victime dans cette histoire et pourtant je trouvais des excuses à Sahel pour expliquer son comportement. J'étais incapable d'en vouloir au beau métisse, j'étais bien trop amoureuse de lui pour lui reprocher quoi que ce soit. Pourtant il était clair que ce soir Sahel avait cruellement manqué de délicatesse à mon égard. J'étais à la limite de lui pardonner et de retourner chez moi, mais mon passé me rattrapa.
Ce n'était pas tant les cris de la copine de Sahel qui m'avaient le plus touchée, ce fut les vieux cauchemars enfouis de mon viole qui avaient refais apparition trop brutalement pour que je ne puisse faire quelque chose. La panique m'avait prise et à cet instant précis, c'était bien ce souvenir douloureux qui m'empêchait de quitter cette table, qui me figeait sur place.
J'avais stupidement déjà passé l'éponge sur le sort de Sahel qui s'en sortait toujours, tant ma bonté et ma générosité était grande.

Mon ami Andrëa l'était tout autant que moi et ce qui faisait notre force faisait aussi notre faiblesse.
Il me proposa de manger quelque chose mais un détail attira mon attention. Alors que mes pleurs faiblissaient, je réussi à poser une question à Andrëa "Mais tu n'as pas mangé ? Enfin, je pensais que tu avais déjà dîner puisque tu mangeais un barre chocolaté. Je me trompe ?"

Je regardai mon ami qui avait commencé sa préparation en cuisine, face à moi. "Ne te dérange pas, et si nous commandions plutôt?" mais je fut vite rattraper par la réalité : j'avais oublié à l'intérieur de mon appartement mon porte feuille et donc, je ne pouvais payer ma commande. "J'en ai vraiment marre." dis-je à voix basse avant de pleurer de plus belle.
Oui, une simple histoire de clé oublié avait fait repartir mon chagrin.

J'étais décidément trop fatiguée de me battre contre ce chagrin qui n'était pas seulement d'actualité ce soir. A chaque fois que je voyais Sahel accompagné, mon sourire  disparaissait et mon moral était au plus bas. Savoir que Sahel avait trouvé l'amour ailleurs et que je n'étais pas capable de lui apporter ça me fragilisait encore plus.
Un combat constant pour garder le sourire, mais ce soir, c'en était trop. Je ne voulais pas jouer un rôle et je savais qu'Andrëa était la bonne personne à qui je pouvais me confier.


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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Dim 11 Aoû - 20:57


Andrëa + Eira
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"Il n'a rien fait, du moins, rien directement." Je soupirais vaguement avant de passer mes mains dans mes cheveux. Aujourd'hui ils étaient un peu plus bouclés que d'habitude. Disons qu'ils avaient sécher à l'air libre sans que je persiste à les coiffer en arrière. Cet homme lui faisait endurer énormément de souffrance. Son cœur n'avait pas le droit de ressentir toute cette douleur. J'aurais tellement voulu lui enlever cette peine. J'aurais même préférer souffrir à sa place. Elle défendait cet homme avec tant de générosité, de compassion que s'en était presque insoutenable. Je me demandais si il le méritait vraiment. Je chassais ces pensées indésirables de mon esprit pour me concentrer sur la plaque chauffante de ma cuisine. Qu'allais-je bien lui préparer étant donné que j'avais une addiction si particulière avec la nourriture ? Ses pleurs diminuèrent en intensité ce rassurait les douloureuses plaintes de mon cœur. "Mais tu n'as pas mangé ? Enfin, je pensais que tu avais déjà dîner puisque tu mangeais un barre chocolaté. Je me trompe ?" Certes, seule une barre chocolatée vaguait dans mon estomac. Je ne voulais pas manger. Il était hors de question que je replonge une nouvelle fois. Pas devant-elle. Je ne le voulais pas. "Je n'ai pas faim. Je voulais juste cuisiner pour toi, pour sécher tes pleurs et te faire oublier quelques secondes ton mal-être." Je ne m'étendais pas plus sur ce sujet délicat, prétextant une envie indésirable de manger. "Ne te dérange pas, et si nous commandions plutôt?" Ce n'était pas idiot. Cela m'éviterait en quelque sorte de mettre les mains dans les aliments, de sentir leur odeur et d'être tenter. J'avais l'impression que le diable c'était incarné en nourriture et qu'il me poussait sans cesse vers le péché. "Tous que tu voudras mon ange." Je lui adressais un sourire presque douloureux, avant de m'asseoir également sur une chaise en croisant les bras tout en y posant mon menton. Je l'observais sagement, en silence. J'avais toujours eu l'impression de voir un ange face à moi. Un ange-gardien qui avait toujours su apaiser mes maux lorsque j'allais mal. "J'en ai vraiment marre." Bouleversé par cette nouvelle tempête de larme, je me relevais aussitôt pour la prendre dans mes bras. C'était trop difficile. Que lui avait-il fait ? Son corps tremblait de plus belle, ses larmes salées coulaient le long de ses joues tout en frôlant la peau de mon cou. Je lui chuchotais des mots de réconforts sachant pertinemment que la souffrance était bien trop attachée à son cœur pour qu'elle disparaisse aussitôt. Je plongeais l'un de mes mains dans ses cheveux pour les caresser en signe d’apaisement. "Pleure, ne t'arrêtes pas. Je suis là pour toi. Je ne bougerais pas, je te le promet." Elle avait besoin de moi, autant que j'avais besoin d'elle. "Eira, as-tu besoin de quelque chose en particulier ? Dis le moi et je le ferais." Dis-je dans un murmure avant de sentir ses mains se crisper dans mon dos.
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Lun 12 Aoû - 0:14



Quand la souffrance refait surface



Andrëa se montrait disponible ce soir et c'est sans nul doute pour ça que j'étais venu ce soir: retrouver du réconfort dans les bras de cet ami trop vite perdu de vu. Ses bras que je pensais moins musclés qu'ils l'étaient en réalité m'encerclaient et me protégeaient. Ici je n'avais plus peur de rien, la confiance revint petit à petit. Sa respiration chatouillait mon cou alors que mes larmes continuaient d'emprunter le chemin de ma joue. Je calai ma tête sur son épaule et posai ma respiration sur la sienne. Il m'apaisait, il était là, il me calmait. Je ne sais pas comment dire comment Andrëa faisait mais cela fonctionnait, son étreinte avait coupé toutes mes peurs, je n'avais plus aucune pensée et j'étais heureuse le temps de cette accolade. Je ne voulais être nul par ailleurs, ses bras me suffisaient.
C'était pourtant impensable venant de moi, mais les bras de cet homme me rendait heureuse. J'étais heureuse d'être aussi proche d'un homme. Pouvais-je vraiment considérer qu'Andrëa était un homme ? Il n'avait jamais montré le moindre traits que je déteste chez les hommes. Il était hors de touts ça, il était lui, unique et complexe à la fois. C'est d'ailleurs ce qui m'a plus chez lui et c'est surement aussi ce qui dérange le plus les autres. S'ils savaient comment Andrëa est une être débordant d'amour.

"Eira, as-tu besoin de quelque chose en particulier ? Dis le moi et je le ferais." alors que mes pleurs avaient cessés, mes mains entrèrent en contact avec sa peau, mes ongles s'enfoncèrent un peu plus dans son t-shirt. Ce dont j'avais réellement besoin ? J'en savais moi-même rien. Une machine à remonter le temps ? Savoir pourquoi Sahel m'avait fait subir ça ce soir ?
"Andrëa, je t'aime beaucoup tu sais, tu m'avais manqué." j'embrassai la joue de mon amie avant de reposer ma tête sur son épaule. Calée dans ses bras je soufflais enfin.

"Tu sais, parfois je regrette d'avoir connu Sahel." avouai-je la gorge serrée. Je ne réalisai pas vraiment les mots que je venais de prononcer. Pourquoi regretter la rencontre avec son amour ? Parce que celui-ci était tout simplement impossible. Son coeur était pris et ce soir j'avais été la triste spectatrice de son bonheur. "Depuis que je le connais j'ai beaucoup changé mais j'ai aussi beaucoup régressé. Regarde-moi ce soir.... Tu dois me trouver stupide d'être dans un état pareil pour un mec. Moi qui les fuit à touts prix, moi qui refuse de les approcher. S'il te plait, reste avec moi ce soir, je n'ai pas le courage de retourner chez moi, je n'ai pas la force d'assister à nouveau à un bonheur trop bruyant."

Mes mains longèrent les bras de mon ami pour arriver à ses mains que je serrai à mon tour très fort. Je me décollai de son torse chaud pour plonger ma prunelle dans ses perles émeraudes. "Merci."
Ce merci si insignifiant pour le commun des mortels était ce soir la plus grande reconnaissance que je pouvais avoir pour Andrëa, pour toutes ces années durant lesquelles il m'avait épaulé et accompagné dans les moments difficiles comme joyeux.

Mon ventre commença à réclamer sa ration du soir, mais je l'ignorai, en espérant que ce bruit parasite ne tombe pas dans les oreilles de mon meilleur ami.

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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Lun 12 Aoû - 12:50


Andrëa + Eira
Quand la souffrance refait surface.

"Andrëa, je t'aime beaucoup tu sais, tu m'avais manqué." Cette seule phrase suffisait à réchauffer mon cœur meurtris tout comme la douceur de ses lèvres contre ma joue. Elle me manquait aussi profondément. Ce n'était pas aussi simple tous les jours, surtout après nos deux passées douloureux. Nous étions deux personnes cruellement touchées par ces souvenirs éprouvants. Je caressais toujours avec douceur ces cheveux blonds. Je la sentais s'apaiser petit à petit. Elle le devait. Elle me le devait sinon j'allais craquer aussi. "Tu sais, parfois je regrette d'avoir connu Sahel." Je m'écartais délicatement de ses bras, pour lui faire face. Avais-je bien entendu ? Elle n'était également pas certaine de l'impact de ses paroles. Le regret était un sentiment qu'il fallait à tout prix effacer de son esprit. "Ne dis pas cela. Même si il te brise le cœur en ce moment, il a su aussi te rendre heureuse car même si tu ne t'en apercevais pas, je te voyais sourire. C'est ce sourire que je veux voir sur ce beau visage." Encore une fois l'amour était quelque chose que je n'arrivais pas à percevoir. Je voyais le visage des gens s'illuminer lorsqu'ils posaient leurs regards sur l'être aimer. Puis parfois, certains avaient le visage embués de larme causé par la douleur, la trahison. C'est ce que je voyais actuellement sur le visage de Eira. Et plus je lisais cette expression sur son visage plus j'allais mal à mon tour. "Depuis que je le connais j'ai beaucoup changé mais j'ai aussi beaucoup régressé. Regarde-moi ce soir.... Tu dois me trouver stupide d'être dans un état pareil pour un mec. Moi qui les fuit à touts prix, moi qui refuse de les approcher. S'il te plait, reste avec moi ce soir, je n'ai pas le courage de retourner chez moi, je n'ai pas la force d'assister à nouveau à un bonheur trop bruyant." C'était trop dur de l'entendre souffrir à ce point. Je respirais lentement essayant de reprendre un souffle régulier. Je devais être là pour elle. *Ne pas craquer, ne pas craquer* me murmurais-je à l'esprit. Ses mains se joignirent aux miennes avec forces. J'avais beau espérer que tous nos soucis s'arrangeraient avec le temps mon espoir faiblissait à vue d’œil. Je ne pouvais pas lui promettre que tout allait s'arranger alors que moi je n'y croyais pas. C'est ce que je fis pourtant. "Chut...Calme toi. Tout va s'arranger. Tu peux rester autant de fois que tu le souhaites ici. Je serais là avec toi et je ne compte pas disparaître. Tu sembles épuisée. Tu devrais aller te reposer pendant que je commande quelque chose à manger pour toi. Et ne me remercie pas." J'entraînais Eira avec moi dans le petit salon miteux qui me servait quelque fois de salle de repos. "Dors. Repose toi. Ferme juste les yeux tu verras tu oublies tout pendant quelques secondes." Je lâchais sa main avant de me diriger vers mon téléphone. Qu'allais-je bien pouvoir commander. Moi et la nourriture c'était tout une histoire.
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Mar 13 Aoû - 22:18



Quand la souffrance refait surface



J'étais lasse, lasse de me battre contre mon chagrin et contre mon passé. Je n'avais d'ailleurs aucune emprise sur lui, il avait déjà écrit mon histoire et les évènements de la vie m'avait façonner telle que je suis aujourd'hui. Fragile mais forte à la fois, j'avais à petit pas dans la vie et je reprenais mes marques lentement. Mais il suffisait d'une soirée pour détruire en parti ce que j'avais réussi à bâtir jusque là.
Andrëa était ) même de comprendre ma douleur, le seigneur l'avait doté d'un don formidable de sensibilité qui lui permettait de déchiffre chacune de mes humeurs. Je ne pouvais rien lui cacher et je ne voulais rien lui cacher. Je m'en voulais de l'avoir laissé si longtemps seul, sans nouvelles, mais l'appel de l'amour avait été plus fort. Je n'avais pas réussi à concilier les deux hommes de ma vie.
Pourtant s'il y avait une personne qui avait été présent pour moi après mon viole, c'était bien Andrëa. Patient et compréhensif, il m'avait attendu. Le prendre dans mes bras était encore dur pour moi, mais je voulais battre cette crainte des hommes. Andrëa était la preuve vivant que les hommes ne sont pas tous des êtres de luxure.
Mon ami, mon tendre ami, encore une fois, ce soir, il était là pour moi. J'étais totalement égoïste, lui aussi devait avoir des problèmes et pourtant, je passais avant tout pour lui.

Ses paroles réchauffaient mon pauvre coeur meurtri. Sa main enveloppa la mienne et me tira dans le modeste salon de l'étudiant. Je me laissai glisser dans un de ses fauteuils de tissu vieilli par le temps et l'usure. Il avait deviné, j'avais besoin de me reposer. Tout le stress accumulé durant ces dernières semaines d'études m'avait cassé le moral, ce soir on me ramassait à la petite cuillère.

"Andrëa, je n'ai pas de quoi payer, j'ai oublié mon porte feuille chez moi, et j'ai également oublié mes clefs. Demain, il faudra que j'appelle le serrurier." Sahel était le seul à posséder un double de mon appartement et il était hors de question que j'aille le voir ce soir. Ni même Andrëa d'ailleurs, j'étais bien ici, avec lui.
Je savais que le bouclé allait m'offrir le repas de ce soir, mais j'étais toujours mal à l'aise face aux avances d'argent. "Tu es sûr que ça ne te gêne pas?" Cette question rhétorique me fit rire, pourquoi la posais-je ? "Demain, je rembourserai promis"

Mes yeux se fermèrent. Mon esprit se vida. La voix de mon ami perça le silence du petit appartement. Quelle voix réconfortante avait-il. Sa voix grave au téléphone m'apaisa encore plus, et je m'enfonçais dans le fauteuil.
Malgré ses recommandation, je ne pouvais m'empêcher de le remercier, après tout c'était la moindre des choses. Andrëa était un ami loyal et jamais il n'existera un pareil ami. "Merci Andrëa" dis-je timidement alors que je reprenais des couleurs.

Je me pensais au paradis, et j'entendi les pas de mon ami rejoindre le petit salon. Pas de télévision chez lui, simplement des livres à perte de vu, accumulés ci et là à terre ou des étagères de fortunes fabriqué par ses soins. "Tu sais, je ne veux pas que tu détestes Sahel, tu sais c'est un garçon formidable" avouais-je tout en regrettant ce que je venais de prononcer. Pourquoi devais-je encore parlé de cet homme. Il hantait mes pensées et malgré tout le mal qu'il avait pu me faire ce soir, je n'avais qu'une idée en tête, le revoir.
"Désolée, je m'égare. Tu sais, tu es formidable aussi Andrëa. Pourquoi personne ne le remarque?" Pourquoi voulais-je à tout prix que tout le monde reconnaisse Andëa. Après tout, il ne s'était jamais réellement plein de sa situation.
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Mer 14 Aoû - 9:24


Andrëa + Eira
Quand la souffrance refait surface.

L'être humain était complexe, parfois indéchiffrable. Nous étions deux êtres délicats qu'il fallait approcher sans brusquer, avec patiente et tact. Eira contrairement à moi s'ouvrait davantage aux autres. J'étais quelqu'un de plutôt renfermé qui ne prenait nullement la peine de discuter avec les autres, je préférais m'effacer car à chaque fois que j'essayais de me rendre utile je passais pour un être bizarre dont-on ne prenait même pas la peine de s'y attacher. J'observais mon téléphone tout en réfléchissant à ce que je pourrais bien commander. Je ne prenais pas la peine de regarder la moindre recette, le moindre plat, j'engloutissais la nourriture sans réfléchir. Je pris conscience que je vivais réellement dans un autre monde et que j'étais exclu involontairement de la société. Je regardais vaguement par l’embrasure de la porte pour voir si tout allait bien du côté de Eira. Apparemment, son visage était plus serein, plus calme. Elle avait décidément besoin de repos. Je ne voulais pas qu'elle reparte dans un état déplorable je me serais sentis aussitôt impuissant. Je tapotais difficilement sur le clavier de mon téléphone pour commander finalement japonnais. Je ne savais même pas à quoi ressemblait ce genre de nourriture mais la brochure traînait dans ma cuisine depuis belles lurettes. "Ne te tracasse pas la tête. Je dormirais sur le canapé ce soir. J'ai commandé Japonnais espérons que tu aimes le poisson. Reste autant de fois que tu veux ici, tu ne me déranges pas. Et puis pour le payement cela me semble inutile de te rappeler que je m'en moque ? Alors dors s'il te plaît. Repose toi." Sa présence ne me gênait pas. Bien au contraire j'étais heureux de revoir enfin mon amie. C'était l'une des seules personnes avec qui j'étais à l'aise. Le problème c'est que lorsqu'elle allait mal, j'allais mal également. Je m'asseyais sur le rebord du canapé en veillant à ne pas brusquer mon amie. Les rapprochements soudain lui faisait peur ce qui était logique après ce qu'il lui était arrivé. Je crois que j'aurais pu tuer cet homme de mes propres mains si j'avais pu. Mais la violence tout comme la mort ne résolvait rien. Malheureusement mon amie était brisée et cet homme impure, infâme courait toujours les rues. "Ne me remercie pas. Tu sais bien que je ferais n'importe quoi pour que tu ailles mieux ? Pourquoi crois-tu que je déteste Sahel ? Je ne le connais pas. Je ne peux pas haïr quelqu'un que je ne connais pas. Je n'aime pas juger sans savoir." Pour la première fois je mentais à mon amie. Je connaissais Sahel. Du moins notre première rencontre ne sait pas fait dans la joie et la bonne humeur mais il a su très vite s’excuser. Je n'ai jamais réellement compris son comportement, je n'ai d'ailleurs pas chercher à le comprendre. Il était mieux pour moi que je me taise à ce sujet là. Inutile de faire revenir les démons intérieurs de Eira, ce n'était pas le moment. "Désolée, je m'égare. Tu sais, tu es formidable aussi Andrëa. Pourquoi personne ne le remarque?" Sans doute parce-que personne ne cherche à me connaître. Je préférais passer inaperçu que subir de la maltraitance physique et psychique. Cela dis, j'en subissais tous les jours. Je ne voulais pas non plus effrayer mon amie à ce sujet. Heureusement que les nombreux hématomes qui ornaient mon corps ne se voyaient plus. Sinon, j'allais devoir passer sous un interrogatoire barbant et plus que difficile. "Les gens ont peur de ce qui est différent. Et je n'ai sans doute pas trouvé la personne qui m'aime pour ce que je suis. Ne te prends pas la tête sur cela, je t'ai déjà toi, cela me suffit."

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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Ven 23 Aoû - 20:11



Quand la souffrance refait surface



"owh..." était le seul mot que j'ai pu prononcer à ce moment là. Andrëa, quel amour d'homme il était, quelle chance j'avais de l'avoir à mes côtés.
Il fut l'un des premier à apprendre pour mon viole et je dois dire, heureusement qu'il avait été là. Ma soeur et ma famille m'avait été d'une grande aide, mais avoir un ami de sexe masculin m'avait beaucoup aidé à passer à autre chose. Oui, il était la preuve vivante que tous les mecs ne sont pas comme lui, ce sâle homme trop faible. Andrëa était un ami, un confident, comme un frère et c'est d'ailleurs l'un des seuls amis que ma mère accepte de recevoir à la maison. Quelle chiante celle-là quand j'y repense.

"Je suis contente si je te suffi alors. Viens t'assoir avec moi Andrëa, ça fait tellement longtemps." elle lui adressa un regard suppliant de la rejoindre dans ce petit salon de fortune.
Un livre était ouvert sur la table basse, un ouvrage nommé "Les Liaisons Dangereuses". Je le saisi et feuillette les pages nombreuses et remplies de caractères. "Tu lis ça en ce moment?" demandai-je curieuse.
Je ne lisais pas. Je préférai écouter la musique ou simplement étudier. La lecture ne m'emportait nul part, les mots ne m'atteignent pas, je suis juste spectatrice des lignes. "Ca parle de quoi?"
Bien que le titre me disait vaguement quelque chose, je ne connaissais pas l'histoire narrer et j'étais bien trop épuisée pour lire le résumer.


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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Mar 27 Aoû - 15:58


Andrëa + Eira
Quand la souffrance refait surface.

"Je suis contente si je te suffi alors. Viens t'assoir avec moi Andrëa, ça fait tellement longtemps." Je lui souriais malgré mon mal-être. Elle avait ce don indéchiffrable, impénétrable de rendre mes quelques secondes insupportables, douloureuses en bonheur. Je m'asseyais sagement près d'elle en veillant toujours à garder une certaine distance pour ne pas la brusquer. Son regard se perdit sur le livre qui trainait sur la table. Je la savais curieuse donc je m'attendais aussitôt à lui faire un résumé synthétique de quelques mots sur l'histoire de ce livre. "Tu lis ça en ce moment?" Je hochais vaguement la tête avant de laisser mes yeux se perdre sur la couverture du livre. Je lisais sans cesse à vrai dire pour oublier mes maux, la souffrance. J'aimais me perdre dans la lecture. C'est un geste perpétuel presque automatique. J'avais besoin de ma dose de lecture pour survivre dans ce monde cruel et surtout pour ne pas m'effondrer. "Ça parle de quoi?" Je m'attendais déjà à cette question c'est pourquoi je me redressais délicatement du canapé pour lui faire face et lui prendre le livre des mains."D'amour déchu, de déchirure, de trahison. Ce n'est pas un livre pour toi mon ange." Naturellement, ce n'était sans doute pas le moment pour elle de le feuilleter. Je le rangeais rapidement dans une étagère presque délabrée dans un coin de mon salon avant d'ouvrir la porte au livreur de pizza qui venait tout juste d'arriver. Je lui murmurais un simple bonsoir avant de payer la pizza et de refermer la porte aussitôt. Je pris soigneusement le temps de la déposer sur la minuscule table basse du salon pour ensuite aller prendre des verres et quelques serviettes. "Mange, tu as besoin de prendre des vitamines." Je n'avais pas faim. L'envie de m'empiffrer ne me tiraillait plus l'estomac depuis que le visage de Eira m'était apparu. Un ange, voilà ce qui résumait bien sa personnalité et sa façon d'agir positivement sur moi. Je repris ma place précédente près d'elle avant de déposer ma main presque de façon discrète et tendre sur son épaule. "Tu vas un peu mieux j'espère ? Tu désires autre chose ? Dis moi tout, je le ferais sans hésiter."
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MessageSujet: Re: Quand la souffrance refait surface. Ft Eira. Dim 1 Sep - 15:02



Quand la souffrance refait surface



De toute évidence, le livre que lisait Andrëa en ce moment n'était pas pour moi. L'amour, actuellement, je voulais penser à autre chose que ça... ça, un truc qui te rend gaga, qui te fait agir stupidement et qui te retourne le cerveau sans que tu n'aies donné ta permission. Ca te tombe dessus, sans prévenir. Un seul regard parfois suffit à te serrer le coeur.
Andrëa pris le livre qu'il rangea dans son étagère où une multitude de livres étaient empilés. Je n'avais jamais vu Andrëa sans un ouvrage littéraire sous le bras. Constamment plongé dans les lignes, il fuyait surement l'ennuyeuse réalité qui nous entoure. Une échappatoire qui lui permettait sans doute de tenir. C'est du moins ce que j'essayai de me dire.

On sonna à la porte, le livreur arrivait à l'heure, pour une fois que nous n'avions pas eu à attendre. Andrëa s'empressa d'aller lui ouvrir et récupérer les pizza fraichement préparées. Je n'avais pas dis mon choix à mon tendre ami qui me connaissait assez bien pour savoir celle que j'aurai prise. On se connaissait assez pour savoir les goûts de l'un et de l'autre.
Il déposa la grande boîte en carton fumante sur la table basse. L'odeur alléchante de la 4 saisons me chatouillait les narines. J'avais faim, mon ventre me tiraillait depuis la fin d'après midi, mais trop concentrée sur mes révisions, je n'avais pas pensé une seconde à me nourrir. Voilà qui allait être fait. L'immense pâte ronde couverte de légumes colorés m'appelait.
"Oh merci Andrëa, tu es le meilleur !" lui adressais-je avec un doux sourire. Je pris une des parts prédécoupées et l'amena à ma bouche. Mon dieu, que cette odeur de pâte chaude était enivrante, mon dieu quel écart je faisais à mon régime, mais ce soir, je ne voulais pas me priver, juste profiter.
"Tu vas un peu mieux j'espère ? Tu désires autre chose ? Dis moi tout, je le ferais sans hésiter.
- Tu plaisantes j'espère, est-ce que je vais mieux ? Mais regarde un peu. Il y a une énorme pizza devant moi, le meilleur des amis à mes côtés, comment je ne pourrai pas être heureuse à cet instant précis." dis-je alors que je finissais tout juste ma bouchée.
"Tu ne viens pas manger Andrëa ?" lui demandai-je, tout en me servant un verre d'eau.

Le jeune homme s'était mis en retrait du salon, observant la scène à l'écart de la pièce. "Viens avec moi mon tout beau." lui dis-je en le regardant tendrement. Je me décalais du canapé pour laisser une place à Andrëa.

Pourquoi avait-il fuit soudainement ?

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